PORPORA Opera Arias / Cencic 4833235

. . . a dazzling collection of operatic arias with his regular collaborators Armonia Atenea and George Petrou . . . Porpora seems to have sought to challenge as much as to flatter . . . but Cencic makes even the most formidable roulades and longest phrases sound like a walk in the park . . . ['Se tu la reggi al volo' from "Ezio"]: Cencic is all elegance: the voice is perfectly integrated across its wide range, and the shoals of semiquavers are despatched with immaculate smoothness . . . Impressive though the virtuosic showpieces are, Cencic is at his considerable best in the long lines of cantabile arias such as the lilting siciliana 'Ove l'erbetta tenera, e molle' from "Filandro" (written for Annibali) and the achingly beautiful lament 'Torbido intorno al core' from "Meride e Selinunte".

One of today's most intrepid champions of neglected baroque composers, the Viennese countertenor Max Emanuel Cencic has already masterminded the first complete recording of Porpora's "Germanico in Germania" (released on Decca in January, with a cast that also includes the Russian coloratura soprano Julia Lezhneva on seriously impressive form), and today brings a dazzling collection of operatic arias with his regular collaborators Armonia Atenea and George Petrou . . . Porpora seems to have sought to challenge as much as to flatter . . . but Cencic makes even the most formidable roulades and longest phrases sound like a walk in the park. None of the exercises which Porpora devised for his pupils . . . [in Cencic's hands] it all becomes real music rather than a compendium of vocal studies with orchestral accompaniment. The album opens in a blaze of martial glory with the swaggering 'Se tu la reggi al volo' from "Ezio" . . . Cencic is all elegance: the voice is perfectly integrated across its wide range, and the shoals of semiquavers are dispatched with immaculate smoothness . . . Impressive though the virtuosic showpieces are, Cencic is at his considerable best in the long lines of cantabile arias such as the lilting siciliana 'Ove l'erbetta tenera, e molle' from "Filandro" (written for Annibali) and the achingly beautiful lament 'Torbido intorno al core' from "Meride e Selinunte".

. . . a dazzling collection of operatic arias . . . Cencic makes even the most formidable roulades and longest phrases sound like a walk in the park . . . [passages of many arias] act as fiendish technical workouts in themselves; in Cencic's hands, however, it all becomes real music rather than a compendium of vocal studies . . . Cencic is all elegance: the voice is perfectly integrated across its wide range, and the shoals of semiquavers are despatched with immaculate smoothness . . . Impressive though the virtuosic showpieces are, Cencic is at his considerable best in the long lines of cantabile arias such as the lilting siciliana "Ove l'erbetta tenera, e molle" . . . and the achingly beautiful lament "Torbido intorno al core" . . .

Schon als Sechsjähriger begeisterte er die Zuhörer, heute ist der kroatische Countertenor auf der Höhe seiner Kunst . . . Man kann es auf seiner jüngsten Platte hören, die Anfang März anlässlich des 250. Todestags von Nicola Antonio Porpora erschienen ist: hochvirtuose Arien . . . Cencic singt sie mit den Tugenden des klassischen Belcanto, die Porpora als Lehrer im frühen 18. Jahrhundert mitformte: Der Ton ruht sicher auf dem Atem, wo er in langsamen Melismen wie in wildesten Koloraturen gleichermassen beweglich bleibt, während die für die Textverständlichkeit wichtigen Konsonanten mühelos integriert werden. Wie ein edles dunkles Metall fliesst der Stimmstrom durch sämtliche Register, in den klaren Spitzentönen ahnt man die trompetenhafte Kraft, die Kastraten wie Farinelli nachgesagt wird.

. . . voici une nouvelle exploration salutaire dans le monde si conventionnel de l'opéra seria napolitain . . . Dans la vivacité guerrière conquérante, ou la hargne revancharde voire colérique, le timbre sait scintiller de milles feux. Sans omettre l'alanguissement plus tendre voire intérieur (Filandro: "Ove l'erbetta") le soliste sait varier et nuancer l'enjeu expressif voire poétique de chaque séquence. Dans ce kaléidoscopes de scènes pastorales et martiales, l'ambitus sombre donc profond de Cencic sait nous captiver donc, d'autant que les instrumentistes d'Armonia Atenea et son chef George Petrou redoublent d'accents âpres et expressifs d'une indiscutable tension ciselée. Passionnant.

. . . [les arias se révèlent] remarquablement appropriées aux ressources du contre-ténor, qu'il s'agisse des arie di bravura ou des arie di sostenuto . . . ["Torbido intorno al core" de "Meride e Selinunte"]: Concentré sur l'expression des affects, Cencic renouvelle ses inflexions, module l'éclairage et rend palpable l'angoisse d'Ericlea . . . Si Max Emanuel Cencic aime porter de chatoyants brocarts, il n'a jamais fait dans la fioriture ni dans le mignard . . . L'auditeur finit par ne plus goûter le feu d'artifice, mais voit seulement l'artifice du feu et en ressort étourdi. Après un tel déferlement, il pourrait même se surprendre à faire siennes les paroles de Thésée qui lui succèdent et offrent un épilogue serein à cette aventure mouvementée . . . A quand un nouvel enregistrement de cette splendide "Arianna in Nasso", de "Polifemo", qui recèle d'autres joyaux que son célèbre "Alto giove", ou encore de "Mitridate" donné avec succès l'hiver dernier à Schwetzingen? Puisse Max Emanuel Cencic ne pas s'arrêter en si bon chemin.

Les amateurs de virtuosité vocale seront au septième ciel, car aucun des personnages de cet ouvrage n'a un rôle véritablement secondaire, et tous ont été distribués avec soin et pertinence. Seul personnage à avoir été confié à un chanteur masculin lors de la création, Segeste, est ainsi interprété par le ténor espagnol Juan Sancho . . . On retrouve sa virtuosité habituelle . . . Le ténor est rejoint ici par les sopranos Dilyara Idrisova et Hasnaa Bennani, dont on découvre au disque les qualités déjà remarquées ces dernières années à la scène: discipline de la vocalise et des phrasés, conviction dramatique pour la première, ineffables demi-teintes pour la deuxième. De Mary-Ellen Nesi, dans le rôle du résistant Arminio, on reconnaît l'art de dire les mots et de faire vivre le texte, même si le timbre n'est sans doute pas des plus flatteurs . . . Julia Lezhneva se montre comme à l'accoutumée maîtresse absolue des vocalises les plus ébouriffantes, conduites à une vitesse exceptionnelle. Quant à Max Emanuel Cencic, dans le rôle de Germanico, il est concilie véritablement maîtrise vocale et sens du théâtre. Sa prestation, dans ce rôle d'envahisseur rempli d'humanité, est parfaitement convaincante à tous points de vue. On retrouve toutes ces qualités dans le très beau florilège d'arias qui s'ouvre, et ce n'est sans doute pas un hasard, sur le même extrait "d'Ezio" sur lequel débutait autrefois le récital consacré à Porpora par Franco Fagioli. Moins extraordinaire selon nous sur le plan strictement vocal, Cencic n'en trouve pas moins ses marques par la beauté et la dignité de la ligne, par ce timbre chaud et aux infinies variations de couleur, ainsi que par la variété des accents qu'il met au service de ses personnages. Alternant passages à la vocalisation rapide et morceaux plus introspectifs, le disque s'écoute d'un seul tenant sans engendrer la moindre monotonie.