PORPORA Germanico in ... / Cencic 4831523

. . . voici une nouvelle production discographique qui tire son épingle du jeu . . . intéressant car nuancé l'Arminio très incarné et humain de la soprano Mary-Ellen Nesi, tessiture ample et aigus rayonnants, avec un bel abattage dans le recitativos seccos . . . saluons la passionnante Rosmonda de Dilyara Idrisova . . . [Hasnaa Bennani] fait un délicieux, rayonnant et lumineux Cecina . . . La tendresse de son timbre, tout en moelleux, rétablit cette épaisseur humaine et fraternelle . . . Nesi, Dilyara et Bennani font la valeur de cette première discographique. Elles donnent l'épaisseur à l'intègre amoureuse; chaque individualités y est très sensiblement défendue, chacune dans des tessitures et couleurs qui servent heureusement cette caractérisation bien présente dans l'écriture porporienne.

. . . [dans le rôle-titre, Max Emanuel Cencic interprété] le très virtuose "Qual turbine che scende" . . . [Mary-Ellen Nesi c'est] tout à fait à l'aise dans la virtuosité, capable d'insuffler un certain dramatisme à son discours . . . [Julia Lezhneva] reste impressionnante, notamment dans "Se possono i tuoi rai vedermi", avec une agilité insensée et d'incroyables soudaines plongées dans le grave . . . [Hasnaa Bennani]: on connaissait la noblesse du phrasé, mais "Germanico" nous la révèle aussi virtuose, sans que cela l'empêche, dans d'autres airs, de rendre Cecina touchant . . . Quant à Dilyara Idrisova, elle confirme en Rosmonda les qualités déjà relevées lors de précédentes incarnations, fraîcheur du timbre et aisance dans la vélocité . . . [la Capella Cracoviensis] rend parfaitement justice à la musique de Porpora, plus inventive qu'on aurait pu s'y attendre, riche en accompagnato . . .