BRENDEL Complete Philips Recordings 4788827

. . . one of the great pianists of our time . . . one of the most formidable of all recording legacies . . . magisterial performances of Schumann, Brahms, Liszt, Mussorgsky and Busoni. Alfred is an artist who is completely sure of his strengths and tastes and never recorded anything in which he did not have absolute belief . . . Brendel certainly got his piano playing right . . . thanks for the legacy.

It is remarkable how reliable Brendel is in his repertoire, always musical, always convincing, perfectly proportioned, immaculately played, by turns elegant, fluid, passionate as required but never flashy or egotistical. If I could listen to only one rendition of a work for the rest of my life, very often it would be Brendel's, especially for Schubert . . . This collection is one of the great legacies of recorded music. One of the pleasures is tracing the development of Brendel's interpretations . . . This set gloriously reveals Brendel as the poet philosopher of the keyboard.

Brendel's 1960s discs of little-recorded Schubert works such as the "Drei Klavierstücke", D946, broke new ground, giving the listening public perhaps their first inkling that Schubert's piano music might inhabit the same sublime realm as his Lieder.

Handsomely presented . . . [an] extraordinary and substantial portrait of Brendel's artistry . . . It's difficult to imagine a more robust way with Mozart's Concerto in E-flat K449, the finale in particular brimming with a joyous, bounding energy . . . In Brendel's live recording of Beethoven's fourth concerto with James Levine, he is every inch both master-pianist and master-musician, his opening simple, poised yet subtly inflected . . . his finale is an Olympian dance of the gods . . . [Schubert]: the Impromptus Op 90 have all the freshness and vitality of a first discovery. Brendel is delectably light-fingered in the second Impromptu, its etude-like patterning emerging with a purely musical quality. He is as poetic as you could wish in Impromptu No 3 . . . [Liszt]: In all three recordings of the Sonata in B minor you are made conscious of an acutely observing listening artist, of Brendel's response to both a visionary masterpiece and a milestone in the history of music . . . [Chopin]: His single offering here of the "Andante spianato" and "Grande polonaise brillante" makes you long for more Chopin. For here are all of Chopin's Slavic mood-swings and early virtuoso glitter, characterised with exceptional boldness and declamation . . . [a] superb birthday collection . . . endlessly stimulating and challenging performances . . . No other pianist has balanced sense and sensibility more profoundly or successfully.

Satte 114 Scheiben dokumentieren Brendels Produktivität, aber auch seine Akribie . . . in ihrer Gesamtheit zeugen die Aufnahmen von einer Künstlerpersönlichkeit, die die europäische klassische Klaviermusik umfassend und maßgeblich interpretiert hat . . . Für viele Klassikfans grenzte aber gerade Brendels Beethoven-Spiel an die Makellosigkeit. Die Mitte zwischen technischer Brillanz -- Alfred Brendels Virtuosität wies ihn auch als Liszt-Autorität aus -- und analytischer Gestaltungshoheit prägten auch seinen Zugriff auf Beethovens orchestrale Großwerke . . .

Man kann in diese Edition hineinhören, wo man will: Vordergründiges, Narzisstisches oder Selbstzufriedenes findet man nicht. Dafür ungemein viel Schlichtes, Unterschwelliges, Doppelbödiges, Andeutendes, Ehrliches, Charakterhaftes.

Das ¿u­v­re des österreichischen Pianisten, der im Januar 85 Jahre alt wurde, ist so vielfältig, dass man schnell den Überblick verlieren kann. Das kann einschüchternd wirken, aber es kann auch dazu ermutigen loszulassen und sich von der präzisen Sinnlichkeit der Brendelschen Klangwelt treiben zu lassen. Sich in ihr zu verlieren.

En plus d'un ouche feutré sobre et sensible, Brendel est un rare pianiste sachant mesurer la subtilité et l'humour. Un facétieux, à la fois intellectuel et aussi, pour ceux qui l'ont connu personnellement doué pour l'autodérision . . . L'homme au parapluie semble bien conserver intacte l'intensité d'une sensibilité qui s'est toujours préservée des contingences extérieures: un artiste qui nous a régalé par cette capacité à s'immerger dans chaque oeuvre qu'il a jouée, surtout Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert. Coffret exceptionnel, incontournable.

Parmi les géants du piano du XXe siècle, personne ne s'est astreint à une perpétuelle remise en cause de lui-même à un tel niveau d'intensité . . . Toutes les sonates de Schubert remises sur le métier dans les années 86 et 87 s'imposent par une concentration radicale qui gomme tout artifice et ressert le propos comme si le "Wanderer" se comportait comme l'indispensable continuateur de Beethoven, jusque dans son énergie mais non sans une évidente nostalgie et toujours avec un sens inné de la danse. Beethoven suivra de 1992 à 1996: pur et frontal, allant droit au but dans la plus urgente des nécessités mais dans un respect absolu des architectures . . . Brendel excelle à révéler les talents d'invention de Haydn. Il magnifie l'effet de surprise, tendre ou ironique, instrumental ou formel qui parcourt le corps de ses sonates et variations qui constituent un des joyaux les plus précieux de cette intégrale . . . Avec ses chanteurs, Brendel sait se monter intrusif. Dans Schubert, il pousse Fischer-Dieskau vers l'introspection et Goerne vers l'expressivité. Ses Schumann avec Holliger imposent un cantabile pastoral et les sonates pour violoncelle de Beethoven avec son fils Adrian s'imposent par leur équilibre . . . Tel est Brendel: insaisissable mais cohérent dans son impitoyable travail de remise en cause dont il sort toujours grandi, comme un maître incontestable qui va à l'essentiel.

Grand coffret pour grand monsieur . . . une exhaustivité remarquable . . . "Live" ou studio, tout est donc là, des deux cycles de sonates de Beethoven à l'indispensable florilège Haydn en passant par les sonates de Mozart, quelques pépites busoniennes . . . Le collectionneur n'y manquera pas une rareté luxueuse: "Ch'io mi scordi di te", chef-d'oeuvre de l'air de concert mozartien . . . quelle "Hammerklavier"! et quel "Opus 111"! . . . ou la première anthologie Schubert, aucun témoignage ne nous paraît redondant ou superflu . . . [idem pour les concertos de Mozart avec Marriner,] mais qui, à la réécoute, restent impressionnants par leur synthèse si brendélienne entre clarté de l'architecture, beauté et égalité du toucher, soin du détail et spontanéité de l'émotion. Brendel connaît son affaire, indubitablement . . . Une idée: oubliez l'orchestre, et voyagez simplement à travers les cadences des concertos, qu'elles soient de Mozart ou de Brendel himself pour admirer le miracle d'une intelligence en action . . . pour réviser ses classiques viennois ou poser les fondations d'une discothèque de piano, on ne trouvera pas mieux.