Bach, J.S.: Sinfonia - Accademia Bizantina, Danton 4782718

Like a sweet-toothed boy at a wedding breakfast buffet, harpsichordist and organist Ottavio Dantone has cherry-picked the most delicious instrumental movements from Bach's Cantatas. References to the Harpsichord and Brandenburg Concertos abound in Bach's church music, while less familiar material . . . is equally dazzling. Full of pomp and tenderness, and minus Lutheran angst, it's a guilty pleasure.

. . . the superb Accademia Bizantina makes the music live and breathe.

For anyone who enjoys the hypnotic rhythms, the exquisite contrapuntal logic, and the harmonic inevitability of Bach's concerto style, this disc is a source of unqualified self-indulgence . . . The wind and 12 strings of Accademia Bizantina play superbly . . . the stratospheric trumpets of "Der Himmel lacht" . . . are thrown off with total mastery . . . String intonation is exemplary, while their expressive range extends from lively, sprung "allegros" to alluring lyrical slow movements . . . arresting from the start.

Man könnte die vorliegende CD der Accademia Bizantina als doppeltes Amuse-Gueule betrachten, als nett angerichtete Kostprobe sowohl der meisterlichen Fertigkeiten des Komponisten als auch der überzeugenden Zubereitung durch die Ausführenden. Bach hätte sicher seine wahre Freude daran gehabt. Denn das schlank besetzte Orchester überrascht mit kernigen Tempi, filigran herausgearbeiteten Details, einer überbordenden Spielfreude und spürbarem Humor. Und Ottavio Dantone brilliert als Solist an der Truhenorgel mit atemberaubender Technik und als Dirigent mit großer Musikalität.

Gerade Musikfreunde, die sich kaum je mit den Vokalwerken Bachs beschäftigten, finden hier wahre Trouvaillen . . . Besonders die besinnlichen langsamen Einleitungssätze üben einen unwiderstehlichen Zauber aus: meditative Musik sozusagen, wunderbar klangfarbenintensiv. Dieser Höreindruck ist nicht zuletzt den hervorragenden Bläsersolisten der Accademia Bizantina zu verdanken, die in diesen Instrumentalsätzen wahre Wunder an klanglicher Differenziertheit vollbringen. Gleichzeitig wirkt das Spiel unter Ottavio Dantones subtiler Leitung in jedem Takt vollkommen natürlich, auch was die Tempi und die musikalisch-rhetorischen Aspekte anbelangt. Eine hochwillkommene Bereicherung der Bach-Diskographie.

. . . le chef italien Ottavio Dantone monte belle assurance dans ce volume composé de Sinfonie d'un Bach, alerte, virtuose, exalté, instrumentalement souverain . . . victorieux comme nous l'avons dit, ¿ intention légitime pour une entrée en matière ¿, ou vertiges introspectifs plus recueillis et de quelle manière, associant l'intériorité spirituelle au geste volontiers dramatique; l'enseignement des dramma ou Cantates profanes dévoilées si magistralement . . . montre que chez Bach, le sacré n'est jamais loin du théâtre voire de l'opéra; le sacré, le profane se mêlent et se répondent au fur et à mesure des réemplois : nombre des sections présentées ici sont les mouvements de cycles purement instrumentaux. Universel, curieux, synthétique, Jean-Sébastien capable d'une éloquente et gourmande versatilité, écrit dans tous les styles, et de façon si lumineuse: la Sinfonia pour la cantate BWV 42 . . . déploie cette aisance magistrale et lumineuse, où le chant des instruments solistes (hautbois en fête) déclare un amour illimité pour la glorieuse félicité divine. D'ailleurs, la BWV 169, très haendélienne par sa verve théâtrale, libérée ¿ avec orgue solo ¿, engage tous les instrumentistes très inspirés de l'Accademia Bizantina . . . un bain de timbres associés, de rythmes triomphateurs ou d'une tendresse irrésistible qu'Ottavio Dantone nous fait parcourir avec une sensibilité délectable. Parcours thématique réussi.