VERDI Requiem / Garanca, Kaufmann, Barenboim

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GIUSEPPE VERDI

Requiem
Anja Harteros · Elina Garanca
Jonas Kaufmann · René Pape
Orchestra e Coro del Teatro
alla Scala
Daniel Barenboim
Int. Release 19 Aug. 2013
1 Blu-ray Video
0440 074 3808 4 Blu-ray 60i DH
STEREO: PCM / SURROUND: DTS-HD Master Audio 24-bit
Picture Format: 1080i High Definition / 16:9
Subtitles: German/English/French
A production of UNITEL CLASSICA and CAMERA LUCIDA in
co-production with TEATRO ALLA SCALA and ARTE in association with
FRANCE TÉLÉVISIONS and Centre National de la Cinématographie


트랙리스트

Giuseppe Verdi (1813 - 1901)
Messa da Requiem

Edited David Rosen

2.
5:30

4.
2:29

5.
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10.
4:27

11.
3:53

12.
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13.
6:17

Edited David Rosen

16.
2:35

17.
5:08

18.
6:33

Anja Harteros, Elina Garanca, Jonas Kaufmann, René Pape, Coro del Teatro alla Scala di Milano, Orchestra del Teatro alla Scala di Milano, Daniel Barenboim

총 재생시간 1:34:07

. . . l'actuel Directeur musical de la Scala a su surmonter son amour du théâtre pour imposer un style certainement très proche de l'esprit qu'a insufflé Verdi dans son oeuvre. L'ambiguité personnelle du compositeur vis-à-vis de la religion a donc été exploitée par le chef d'orchestre de manière à ne jamais affirmer une profession de foi musicale sans toutefois la nier explicitement. Le tour de force est en tout cas évident et le souffle nécessaire à cette très longue partition réussit à homogénéiser le discours de manière tout à fait convaincante tout au long des deux parties qui la constituent, et entre lesquelles aucune pause n'est faite. La soprano Anja Harteros possède une voix claire très sonore qui arrive aisément à dominer la masse chorale imposante alignée derrière elle sur cinq rangées. Le son est très ouvert, les aigus sortent sans difficulté, qu'ils soient émis avec puissance ou avec retenue . . . [Elina Garanca] développe un chant très homogène et une tenue de notes parfaite, tout en nuances introspectives . . . La basse René Pape confère beaucoup d'humanité dans le rendu de certaines parties. On citera en exemple son "Mors stupebit", dont les syllabes émises répandent un effroi qui conviendrait parfaitement à une situation théâtrale. Daniel Barenboim, sans partition, insuffle par des mimiques très expressives une vie et un ressenti très probants à l'imposante masse chorale parfaitement préparée par le maître de choeur Bruno Casoni. Le rendu de la masse chorale est à ce titre un véritable exploit. Quant à l'orchestre de la Scala, il trouve dans le Requiem de Verdi une belle occasion de mettre en avant ses capacités solistiques au sein, là aussi, d'un fort bel équilibre sonore. Le magnifique cadre théâtral de la Scala de Milan n'a pas influencé du mauvais côté les artistes interprètes de cette oeuvre unique. La mystique céleste fait place au dramatique terrestre, bien plus proche de l'humain que du divin. Une vision qui nous convient parfaitement. Ajoutons que la réalisation de Andy Sommer fait de nous un spectateur parmi les mieux placés pour assister à ce somptueux concert . . . Images: le détail est bien présent et permet une exposition optimale des textures, des habits et des bijoux portés par les chanteurs. Les noirs profonds se marient à des couleurs saturées mais relativement naturelles pour offrir des contrastes de belle qualité mais variables selon les plans . . . Son: La piste stéréo expose un bon équilibre global. Les voix solistes sont bien projetées, la masse chorale se trouve bien présente et l'orchestre trouve une expression naturelle . . . L'orchestre gagne un détail immédiat et la masse chorale s'exprime avec davantage de vie. Les timbres des chanteurs solistes jaillissent et imposent des couleurs ainsi que des harmoniques insoupconnables en stéréo. La scène avant se creuse mais gagne aussi en largeur afin d'offrir un message panoramique très cohérent, soutenu par les graves ronds et parfaitement définis délivrés par le caisson de basses. L'activité surround, assez mesurée, participe néanmoins à la respiration de l'ensemble et à l'immersion du spectateur. Le multicanal offre en outre un positionnement particulièrement efficace de certaines interventions instrumentales ("Tuba mirum"). La dynamique, enfin, semble illimitée.

L'Orchestre et le Choeur de la Scala ont le Requiem de Verdi dans le sang, à leur tête : le charismatique et infatigable Daniel Barenboim qui, entouré des plus grands solistes d'aujourd'hui, livre comme à son habitude une interpretation brute, parfois râpeuse mais sans compromis.