BRAHMS Freire 4832154

. . . a virtuoso show of flair and finesse . . . [Brahms 3]: The power and technical mastery of Freire's playing have not changed at all, but there is a strikingly greater sense of authority and spaciousness in the new version, an instinctive sense of when to allow the music room to breathe (in the first two movements especially) and when it should move forward more urgently . . . [Freire follows it with a whole succession of miniatures where the] playing is of course compellingly accomplished . . .

Were Freire your average kind of pianist (ludicrous notion though that is), you might anticipate that the 72-year-old would display a diminution of technical aplomb but an increase in gravitas and depth. Not a bit of it . . . Freire's sound has always been a thing of wonder: even at full volume and full tilt there's no hint of percussiveness in his tone . . . [just sample the Third Sonata's] first movement; or the way the slow movement's melody] is plucked almost insouciantly out of the texture . . . this is utterly luminous . . . [the finale] has lost nothing in playfulness. Freire's zest for this piece is palpably undimmed and what a joy it is . . . [from Op 76, he relishes the ethereal opening of No 3] and finds a profundity to the songful No 4 . . . Op 116 has energy without ever seeming rushed, Freire voicing Brahms's rich textures with an easeful mastery. Highlights are many . . . [the Klavierstücke op.119] are touched everywhere with an ineluctable beauty without the slightest degree of self-consciousness. No 1 draws you in, unfolding with complete naturalness, spinning lines out of air, while the chattering No 3 is superbly vivid. Freire gives No 4 not only strength and fervency but an almost symphonic splendour in its colouring . . . By way of an encore, we get a deliciously poised reading of the Waltz, Op 39 No 15. Enough adjectives. Go and buy it . . .

This music is well worth getting to know, if you don't know it. If you do, you will find Freire's insights endlessly interesting.

Nelson Freire's historic reunion with the music of Brahms on disc marks a powerful, audacious occasion . . . [at times in the Sonata's 2nd movement], Freire's pedal becomes obsessive, driving the passionate embrace forward to an Adagio of transparent softness, a ppp benediction or "plagal" cadence in the manner of an "Amen" . . . [the "Amen" effect in the Sonata's 4th movement], cadences in B-flat and F, leave us with an impression of youthful, fervent vigor which has not diminished in Freire's forceful realization . . . [Klavierstück op. 119 no. 1]: its intimations of the Second Viennese School come to haunt us with an eerie presence as Freire slowly draws beauty from its discords . . . [Klavierstück op. 119 no. 4]: Freire imbues the Rhapsody with Hungarian thunder, discarding poetry in the outer sections . . . [Waltz op. 39 no. 15]: Its ingenuous simplicity casts a nostalgic glow upon a disc that surely marks a milestone in Freire's happy association with the Brahms oeuvre . . . the Brahms journey heralds an historic occasion.

. . . sublime . . . his new Brahms CD where even the Brahms that I don't usually love sounds lovable. Freire's recording of Brahms's First piano sonata, for example, displays a power that seems to come from personal questioning rather than assertion . . . The sonata's quieter passages have a heart-stopping tenderness . . . [Brahms 3 / 2nd movement]: Freire has an uncanny delicacy of touch. He's almost incapable of playing anything that doesn't sound beautiful or heartfelt. So even with a composer I'm not especially eager to listen to, I can't get enough of this marvelous new CD.

. . . a thoroughly engrossing recital . . . [Freire's interpretation of Piano Sonata no. 3] projects the work's youthful impetuosity, but manages at the same time to bring structural cogency to the music . . . Freire's phenomenal mastery of keyboard sonority ensures that the quasi-orchestral textures in the outer movements and Scherzo never sound hard-edged . . . the fourth movement Intermezzo is spellbinding, as is the skilful way in which Freire negotiates the transition from this ghostly mood to the Finale, gradually notching up the intensity . . . [the rest of the recording is an] imaginably conceived overview of Brahms's piano output . . . [the famous A flat major Waltz is] performed here with artful simplicity . . . [Freire plays] in turns ethereal (Op. 119/1), impassioned (Op.116/1), tender (Op. 118/2), and grandiose (Op. 119/4).

. . . [Brahms 3]: le pianiste brésilien le plus célèbre à juste titre s'empare du piano de son cher Brahms . . . Il a l'âpreté caressante, et un sens du rubato d'une liberté plus enivrante que jamais; pour preuve ce massif romantique aux éclairs et failles, déflagrations et révélation de l'intime d'une nouvelle portée . . . Le pianiste relit avec une sensibilité ardente, contrastée, souvent violente les écarts émotionnels d'un Brahms, grand poète introspectif, ne cessant jamais de soulever toutes les questions laissées sans réponses en un flux, parfois tendre, fulgurant et échevelé, de plus en plus inquiet voire instable: ainsi la matière rayonnante des Intermezzos rejoue-t-elle toujours en reflets miroitants une ivresse interrogative que porte une quête sensorielle toujours insatisfaite . . . L'opus 117 serait assurément la clé axiale de ce parcours dont la vérité des accents sait résoudre de facon libératoire l'amère tension et l'ivresse en détente, équation résolue qui fait jaillir une mélodie d'ancienne mémoire, réitération fascinante d'un passé caressant, préservé, intact . . . L'opus 118 apaise, efface, répare (Andante teneramente) en ses lueurs profondes, carillons lugubres et d'une force calme. Quant aux dissonances secrètes de l'opus 119, chaque séquence là encore s'enfonce dans le mystère de la pure mélancolie, suspendue, extatique, hypnotique . . .

. . . [l'interprétation] se distingue par son souffle en même temps que son ampleur architecturale, rejoignant définitivement les grandes références . . . Ce qui impressionne particulièrement dans cette nouvelle version de Freire, c'est la souplesse du discours, la narration poétique -- les différentes épisodes du récit dans le second mouvement, avec un luxe de registres et de couleurs étonnant, vraiment de l'ordre du crépuscule . . . [Freire] explore les tréfonds poétiques de l'Opus 119 . . . dans un style des plus naturels, presque détaché à force d'évidence. Un très bel album.

Les moyens demeurent considérables . . . [nous apprécions des tempos allants] le climax de l'Andante, l'atmosphère pré-impressionniste de l'Intermezzo, merveille de mystère et d'expression . . . Saluons la sonorité somptueuse . . . l'autorité fervente . . . Freire ne s'appesantit jamais, évite tout dolorisme bon marché avec une pudeur magnifique (Opus 118 no. 2), et ose le détachement dans l'Opus 117 no. 2 . . . l'Opus 119 couronne l'album et fait monter la note d'un cran: sonorité longue, claire et limpide, reflet d'un songe qu'on ne saurait atteindre (no. 1), fluidité exempte de fluctuations (no. 2). Le no. 3 aurait pu s'appeler "l'esprit s'amuse", tant y règne la fantaisie affable.

Un demi-siècle après un premier enregistrement légendaire, Nelson Freire revient à la Troisième sonate opus 5 de Johannes Brahms, et nous en lègue une gravure à la fois flamboyante et d'une maturité splendide. Le complément de programme . . . culmine en un opus 119 intégral et de haute volée . . . [la Sonate] a accompagné toute la carrière de Nelson Freire et lui tient, à n'en pas douter, beaucoup à coeur . . . Comparer l'artiste à lui-même, à un demi-siècle de distance, est passionnant . . . Pianisme rayonnant, tour à tour symphonique ou intime, sens de l'aération d'une polyphonie et d'une construction touffues . . . [aujourd'hui, Freire] assume une vision d'une verticalité granitique (les accords inauguraux, cinglants), d'une urgence dramatique impatiente (deuxième thème de l'Allegro maestoso initial), avec un sens confondant de la grande courbe (Andante) ou un emportement romantique assumé (Scherzo, coda époustouflante du finale). Sans doute, avec une prise de risque maximale, le pianiste brésilien privilégie-t-il aujourd'hui plus encore le geste unitaire lors d'enregistrements globaux . . . Pour une Sonate op. 5 incandescente et un opus 119 très subtilement dosé et contrasté, voici un jalon important de la discographie brahmsienne récente, ponctué, en guise d'au revoir, par la célèbre Valse en la bémol op. 39 n°15, jouée ici avec un chic fou.

Le pianiste brésilien fit en 1967 ses fracassants débuts au disque avec cette Sonate, op. 5, dont il livre, près d'un demi-siècle plus tard, une version tout aussi flamboyante, plus contrastée encore. Au fiévreux Allegro répond un Andante enveloppant, au virevoltant Scherzo un Intermezzo sans fard, avant le grandiose Finale, tout en liberté. Freire respire large, déploie une vitalité volcanique, dont la puissance n'a d'égale que la délicatesse. Le pianiste picore ensuite dans les miniatures brahmsiennes . . . La subtilité de son rubato, le velouté de son toucher et son espièglerie confèrent à ces pages une fraîcheur lumineuse et une tendresse merveilleuse.

Put simply, this is great Brahms playing. Freire presents the monumental F minor sonata in all its granitic glory while honouring the music's moments of tenderness. Textures are always clear, often illuminated from within. Decca's recording is remarkable in reproducing Freire's presence and glowing tone . . . An autumnal glow now suffuses Freire's reading, as if everything has fallen fully into place, yet there is exuberance to the central Scherzo, and glorious sophistication to the finale . . . Freire revels in the crepuscular Op 76, Nos 3 and 4 while pinpointing the magic of Op 119/1 . . . An absolute joy from first to last.