R. STRAUSS Ariadne auf Naxos Fleming Thielemann 0743809

I hope Decca will issue this on CD . . . as the musical results are classy . . . we can take total pleasure in the opera's delivery. Renée Fleming as Ariadne is at her most opalescent . . . [Roben Dean Smith] matches her for vocal ardour. The three nymphs are first rate, and Jane Archibald's Zerbinetta . . . excels dramatically as well as pyrotechnically. Christian Thielemann . . . gets predictably top notch sounds from [the Staatskapelle Dresden].

The production's greatest conceptual strength is its Act 2 stage perspective, showing what the singers see as they look out at their refined listeners . . . Zerbinetta [is] sung well by Jane Archibald . . . Musical elements are well in hand under Christian Thielemann . . . a convincing and tragically extreme Sophie Koch . . . [an] intense characterization . . . once Fleming becomes Ariadne in Act 2, her vocal and theatrical authority are unassailable. It's great to see her in a role that suits her so comprehensively in a production that fully taps into her charisma . . . Robert Dean Smith sings well . . .

. . . [an] illuminating perspective on the score [by Christian Thielemann] . . . There's a warm, vocal quality in the prelude as played by the suave Staatskapelle Dresden, but the hallmark of the performance is the palpable cohesion between the conductor and singers. One senses more focus on sustaining and shaping long phrases than on tone quality per se or flashy speed. Character traits . . . find expression in the timing and shaping of the lines. Thielemann's Strauss is not radical, but solidity makes it especially eloquent . . . the three women sing with . . . sparkle and precision . . . Jane Archibald is magnetic, witty and winning as a flapper Zerbinetta . . . With her almost casual brilliance in the aria "Grossmächtige Prinzessin," Archibald stops the show. Yet there's no sense of anticlimax in the final scenes, thanks to focused, ardent singing by Fleming and her Bacchus, rich-toned Robert Dean Smith . . . innate lyricism [by Fleming] . . .

. . . la situation de départ exacerbe les caractères et ce principe hyperexpressif est idéalement relevé par les mouvements et les angles de la caméra. C'est plein de vie et de contrastes : la passion ardente du Komponist (convaincante Sophie Koch . . .), le délire égocentrique de la primadonna (Renée Fleming) étincelle de jubilation fine . . .

Casting de rêve et orchestre-star . . . La mise en scène, vive et très bien menée, organise une remarquable animation sur scène, ce qui contribue grandement au côté à la fois dramatique et cocasse de ce Prologue illuminé par la Primadonna de Renée Fleming, composée avec un naturel à peine suraccentué pour plus de crédibilité. Et ce n'est pas peu dire que la caméra s'en délecte aux détours de nombreux plans. Dans l'Acte qui lui succède, toutes les voix se montrent tout à fait adaptées à leur rôle. Dès le début, lorsque les trois nymphes (deux sopranos et une alto) chantent en trio, le ravissement s'installe en parfait équilibre avec l'excellent orchestre de la Staatskapelle de Dresde, finement dirigé par Christian Thielemann. Puis c'est au tour de l'immense Renée Fleming en Ariane, de nous régaler d'un grand air (plus de cinq minutes), lui aussi très riche en émotion que porte une voix merveilleuse. Renée Fleming fait ici ses débuts dans le rôle d'Ariane avec tant d'aisance que l'on croirait qu'il fait partie de son répertoire depuis aussi longtemps que le rôle de la Maréchale du Chevalier à la rose ou celui de la Comtesse de Capriccio, rôles dans lesquels elle excelle . . . [Robert Dean Smith]: Très lyrique, doté d'un timbre de baryton à l'italienne, il nous régale lui aussi jusqu'à la conclusion en compagnie d'Ariane . . . cette magistrale exécution d'"Ariane à Naxos", et cette rare perfection ne vont pas être concurrencées de sitôt ! Images: Cette belle captation est fort bien valorisée par un master HD de toute beauté. La lumière, tout d'abord, permet un affichage parfait avec constance. Ensuite, les contrastes, la précision des contours et une saturation de bon ton des couleurs composent les bases solides d'un visionnage en tout point satisfaisant . . . Son: La piste stéréo diffuse un bon équilibre en scène et fosse. Les timbres sont clairement exposés et la dynamique globale ménage des contrastes très appréciables . . . le médium et le haut du spectre sont parfaitement affichés . . . Les voix gagnent une superbe projection et l'orchestre parvient à exprimer des contrastes bien supérieurs. Le rendu gagne en intensité et bénéficie des superbes graves du caisson de basses et de l'aération discrète mais suffisamment sensible apportée par les haut-parleurs surround.