DOLCE DUELLO Cecilia & Sol

DOLCE DUELLO
Cecilia & Sol

Works by
Boccherini · Caldara
Handel · Porpora
Vivaldi a.o.
Cecilia Bartoli
Sol Gabetta
Capella Gabetta
Andres Gabettta
Int. Release 11 Nov. 2017
1 CD / Download
0289 483 2473 6


Track List

Antonio Caldara (1670 - 1736)
Nitocri

Tomaso Albinoni (1671 - 1750)
Il nascimento dell'Aurora

Domenico Gabrielli (1659 - 1690)
San Sigismondo, re di Borgogna

Antonio Vivaldi (1678 - 1741)
Tito Manlio, RV 738

Act 1

George Frideric Handel (1685 - 1759)
Ode for Saint Cecilia's Day, HWV76

Antonio Caldara (1670 - 1736)
Gianguir

George Frideric Handel (1685 - 1759)
Arianna in Creta

Nicolai Porpora (1686 - 1768)
Gli orti esperidi

Cecilia Bartoli, Sol Gabetta, Cappella Gabetta, Andrés Gabetta

Luigi Boccherini (1743 - 1805)
Cello Concerto In D Major Op. 34

Cello Concerto In D Major Op. 34

Cello Concerto In D Major Op. 34

Sol Gabetta, Cappella Gabetta, Andrés Gabetta

Total Playing Time: 1:16:46

. . . [Gabetta and Bartoli] have unearthed and polished a collection of little gems . . . indeed the two Caldara world premieres are the stand-out tracks on the disc for me . . . [the performances are shot through with a] sense of effervescent, quirky camaraderie . . . the atmosphere is one of congenial, collaborative music-making . . . everything here feels like chamber music rather than virtuoso display. That's not to say that there's any shortage of the vocal pyrotechnics which are Bartoli's stock-in-trade . . . She and Gabetta are so perfectly in sync during their joint flurries of semiquavers . . . [and in the slower arias] the two mirror one another's ornamentation, articulation and even tone-colour to mesmerising effect . . . this collection of "sweet duets" is a delight from start to finish.

Few recordings this year have brought me as much sensual pleasure as Cecilia Bartoli's unlikely collaboration with Sol Gabetta . . . glorious music-making . . . Gabetta is as much on show as Bartoli -- and what a nimble, stylish interpreter of baroque music she turns out to be . . . A tonic from first note to last.

. . . as serious and thoroughly researched as we've come to expect of Bartoli's projects . . . [Gabetta delivers] a sparky performance of Boccherini's Cello Concerto; everything gets supple support from the ensemble led by her violinist brother. Gabetta's light touch is the ideal foil for Bartoli's expressive agility, whether the two of them are sparring in separate displays of virtuosity, weaving melancholy webs around each other, or hurtling along in parallel.

. . . baroque arias, very well sung by Bartoli . . . extremely well played by Gabetta, one of today's outstanding players . . . well worth your attention.

. . . un récital atypique qui touche par son intériorité et sa finesse introspective . . . Qu'il s'agisse de Cecilia Bartoli mezzo au timbre si caractérisé, ou de la violoncelliste Sol Gabetta dont le sens des nuances intérieures s'épanouit sur le même mode intérieur, l'air redouble de caresses intimes, plis et replis d'une pudeur en extase contrôlée, filigranée grâce à l'exquise sensibilité des deux artistes en dialogue chambriste . . . [le magnifique air de "l'Arianna" de Haendel] accrédite cette accord intérieur à deux voix d'une très belle cohérence artistique . . . Aucun doute, ces deux artistes là se sont bien trouvées . . . [dans le Concerto pour violoncelle de Boccherini] c'est bien l'étonnante vocalité de l'instrument soliste, associé au hautbois dans le mouvement lent, qui s'épanouit, au point de donner l'impression que le chant de la mezzo qui a précédé, colore encore les volutes très fines du violoncelle, au chant riche en velouté moiré, suave, introspectif. Original par son programme, associant deux sensibilités parmi les plus intéressantes et les mieux abouties de l'heure . . . Cecilia Bartoli et Sol Gabetta font ici la preuve d'un éloquence intérieure, mêlant virtuosité et profondeur des intentions, finesse et intelligence des options expressives . . . Deux immenses interprètes qui ont le génie du partage, voire de la complicité assumée, inspirée . . .

. . . la virtuosité joue son rôle dans ces airs, quand la voix dialogue avec l'instrument soliste, mais jamais Cecilia Bartoli ne tire la couverture à elle. Les vocalises sont exécutées avec une vraie délicatesse, sans jamais forcer, et l'on a moins le sentiment de cette alternance systématique entre airs furieux et airs calmes. Le Caldara initial, d'une durée de dix minutes, se termine sur le fil de la voix. Même sérénité dans l'Albinoni, pourtant plus guilleret que la plainte de la reine "d'Egypte Nitocris" . . . [dans le violoncelle de Sol Gabetta il y a] une douceur qui n'exclut nullement l'expressivité. Quand à la Cappella Gabetta . . . , elle s'inscrit dans la même optique de sobriété, sans surenchère interprétative, comme le confirme l'exécution du concerto de Boccherini, animée comme il convient, mais pleine de mesure.

Deux tempéraments féminins s'accordent ici pour partager un goût d'une ineffable finesse, associant virtuosité et expressivité dans une série d'arches de plus en plus languissantes et sensuelles . . . Il souffle une ivresse très latine, piquante, agile . . . toujours remarquablement véloce et d'une belle intensité chez la mezzo romaine Cecilia Bartoli. Lui donne la réplique avec souplesse et finesse, le jeu tout en intelligence mordorée de la violoncelliste argentine Sol Gabetta . . . ce sont deux voix pour un chant d'une volupté ardente, vive, palpitante, combinant vocalité du violoncelle, chaleur ambrée et chaleureuse de la voix . . . Ici règne ce mélange ensorcelant d'agilité, et d'abandon, de nerf et de tendresse, diversemment mesurés, déployés avec l'instinct musical et l'intelligence de deux authentiques divas de l'intention et de la finesse, sachant l'une comme l¿autre nuancer, colorer, moduler pour exprimer non plus la séduction de la musique, mais son sens sur le plan émotionnel . . . c'est certainement dans la gestion de la ligne vocal, sur le souffle, que Bartoli s'affirme dans "Nitocri" de Caldara (un inédit de 1722), qui ouvre ce formidable programme, équilibré et progressif tout en soignant la contraste des séquences dramatiques . . . Du bel ouvrage pour des partitions méconnues qui trouvent deux ambassadrices au charme convaincant . . . Sol Gabetta, en conclusion du programme, joue le Concerto opus 34 de Luigi Boccherini, d'une virtuosité là encore intérieure; la soliste toujours très subtile, éclaire le parcours sentimental et émotionnel avec les instrumentistes de Cappella Gabetta . . . De sorte que ce bouillonnement tendre et sculpté avec finesse, double sur le plan purement instrumental, l'éclat, la brillance et la sincérité des tourments et extases précédemment incarnés sur le plan vocal. Belle et tendre association.