R. STRAUSS Ariadne auf Naxos Fleming Thielemann 0743810

. . . [an] illuminating perspective on the score [by Christian Thielemann] . . . There's a warm, vocal quality in the prelude as played by the suave Staatskapelle Dresden, but the hallmark of the performance is the palpable cohesion between the conductor and singers. One senses more focus on sustaining and shaping long phrases than on tone quality per se or flashy speed. Character traits . . . find expression in the timing and shaping of the lines. Thielemann's Strauss is not radical, but solidity makes it especially eloquent . . . the three women sing with . . . sparkle and precision . . . Jane Archibald is magnetic, witty and winning as a flapper Zerbinetta . . . With her almost casual brilliance in the aria "Grossmächtige Prinzessin," Archibald stops the show. Yet there's no sense of anticlimax in the final scenes, thanks to focused, ardent singing by Fleming and her Bacchus, rich-toned Robert Dean Smith . . . innate lyricism [by Fleming] . . .

. . . la situation de départ exacerbe les caractères et ce principe hyperexpressif est idéalement relevé par les mouvements et les angles de la caméra. C'est plein de vie et de contrastes : la passion ardente du Komponist (convaincante Sophie Koch . . .), le délire égocentrique de la primadonna (Renée Fleming) étincelle de jubilation fine . . .

Casting de rêve et orchestre-star . . . La mise en scène, vive et très bien menée, organise une remarquable animation sur scène, ce qui contribue grandement au côté à la fois dramatique et cocasse de ce Prologue illuminé par la Primadonna de Renée Fleming, composée avec un naturel à peine suraccentué pour plus de crédibilité. Et ce n'est pas peu dire que la caméra s'en délecte aux détours de nombreux plans. Dans l'Acte qui lui succède, toutes les voix se montrent tout à fait adaptées à leur rôle. Dès le début, lorsque les trois nymphes (deux sopranos et une alto) chantent en trio, le ravissement s'installe en parfait équilibre avec l'excellent orchestre de la Staatskapelle de Dresde, finement dirigé par Christian Thielemann. Puis c'est au tour de l'immense Renée Fleming en Ariane, de nous régaler d'un grand air (plus de cinq minutes), lui aussi très riche en émotion que porte une voix merveilleuse. Renée Fleming fait ici ses débuts dans le rôle d'Ariane avec tant d'aisance que l'on croirait qu'il fait partie de son répertoire depuis aussi longtemps que le rôle de la Maréchale du Chevalier à la rose ou celui de la Comtesse de Capriccio, rôles dans lesquels elle excelle . . . [Robert Dean Smith]: Très lyrique, doté d'un timbre de baryton à l'italienne, il nous régale lui aussi jusqu'à la conclusion en compagnie d'Ariane . . . cette magistrale exécution d'"Ariane à Naxos", et cette rare perfection ne vont pas être concurrencées de sitôt ! Images: Ce master HD excelle à afficher une précision constante qui persiste dans les vues d'ensemble . . . Son: Avec le mixage stéréo, l'écoute demeure constamment équilibrée entre chanteurs et orchestre. La dynamique est globalement confortable et les timbres sont relativement bien exposés . . . [la piste multicanale] s'impose par l'explosion de timbres qu'elle est en mesure de diffuser. L'orchestre, en premier lieu, gagne en expression. Les nombreux écarts de dynamique affichent une énergie bien différente de celle véhiculée par les deux enceintes de la stéréo. Ensuite, les voix paraissent bien mieux timbrées et la projection supérieure permet leur séparation de l'orchestre, ce qui favorise une écoute bien plus naturelle. Le caisson de basses fournit une indéniable rondeur au bas du spectre, tandis que les enceintes arrière aèrent globalement la diffusion, apportant plus de réalisme à l'écoute.